Tout savoir sur la contribution carbone en 45 min : chiffres clés & tendances !

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December 19, 2022
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Tout savoir sur la contribution carbone en 45 min : chiffres clés & tendances !
À l’occasion de la sortie de l’édition 2022 du rapport "L’Etat des lieux de la compensation carbone en France" produit par la plateforme Info Compensation Carbone, des représentants de la contribution carbone en forêt et en agriculture se sont rassemblés le 15 Décembre dernier pour analyser l'évolution du rôle de ce mécanisme dans l'atténuation du changement climatique. 
Le but ? Rassembler autour d'une même table des acteurs institutionnels et des experts de projets carbone en France, afin de fournir aux entreprises engagées une vision 360 de cet outil et ses évolutions à venir.
Le panel d'intervenants était composé de :
- Lucas Winkelmann qui représentait Info Compensation Carbone.
- Louisiane Guezel qui représentait Ecotree.
- Basile Millet qui représentait TerraTerre.

📍1. État des lieux de la compensation en France par Lucas Winkelmann
A. Crédit carbone et contribution
B. Etat du marché
C. Certification & critères
D. La bonne démarche

📍2. Les bénéfices environnementaux : quels résultats, quels défis ?
A. Focus Forêt par Louisiane Guezel
- Présentation d’EcoTree et des solutions naturelles par la forêt
- Présentation des spécificités d’EcoTree
B. Focus Agriculture par Basile Millet
- Présentation de Terraterre
- Présentation des spécificités de Terraterre

📍3. Au-delà du carbone : qu’est-ce qu’un crédit de haute qualité ?
A. Qu’est ce qu’un crédit carbone haute qualité ? par Lucas Winkelmann
B. Les co-bénéfices en forêt par Louisiane Guezel
C. Les co-bénéfices en agriculture par Basile Millet.

📍4. Comment passer à l’action ?
A. Mesurer
B. Réduire
C. Contribuer

Pour les slides, c'est ici !

Bonne lecture !👇

1. État des lieux de la compensation en France 🇫🇷

L’INFCC, portée par Géres et financée par l’Ademe, a pour objectif de guider les contributeurs dans leur démarche de contribution carbone. Pour cela, elle offre de multiples ressources et infographies et est une véritable plateforme d’information toujours en phase avec l’actualité.

Qu’est-ce qu’une contribution carbone ? Infographie INFCC

Pour rappel, la contribution carbone est la contribution financière d’une entreprise ou collectivité pour l'avènement d’un projet à impact positif sur le climat.

En tout état de cause, une entreprise qui s’engage dans une trajectoire bas carbone, même en ayant réduit ses émissions au maximum, aura toujours un impact persistant et inévitable. Elle peut donc décider de s’engager sur un projet extérieur à sa chaîne de valeur, en augmentant les puits de carbone ou réduisant des émissions de gaz à effet de serre. Cet engagement est matérialisé par des crédits carbone.

👉 On ne parle plus aujourd’hui de compensation mais de contribution carbone. Le choix des mots est important pour montrer que l’entreprise  n’annule pas ses émissions mais contribue à l’effort collectif vers la neutralité carbone.

Comment est mesuré un crédit carbone ? Infographie INFCC

Pour calculer l’impact carbone d’un projet de contribution, on fait la différence entre les émissions de gaz à effet de serre émis avant le projet et après.

La période d’accréditation est donc guidée par des processus et indicateurs des différents labels : Gold Standard, Verra, Climate Action Reserve, le Label Bas Carbone.

Les critères des crédits carbone. Infographie INFCC

Le Label Bas Carbone est le modèle de certification franco-français développé en 2019 par le Ministère de la Transition Écologique. Il repose sur 11 méthodes sectorielles. Le label indique donc la marche à suivre pour la mise en place du projet selon une méthodologie précise. Aujourd’hui, 308 projets sont labellisés bas-carbone et 337 milles tonnes de CO2éq ont été réduits.

Le prix est déterminé par la réalité du projet :

(coût d’investissement, coût opérationnel et de certification - les revenus) ÷ les tonnes de GES réduites

Il existe une multitude de projets de contribution carbone : en France ou à l’étranger, agricole, forestier, de rénovation énergétique... Les prix des crédits carbone sur le marché sont très variables en fonction de la typologie du projet. La tonne de carbone est en moyenne à 4,6 € mais peut aller de 1 à 125 €.

2. Les bénéfices environnementaux : quels résultats, quels défis ? 🌱

A. Focus Forêt par Louisiane Guezel

Les forêts couvrent 30% du territoire français, abrite près de 80% de la biodiversité dans le monde, sont à l’origine de 425 000 emplois en France  et sont le 2nd puits de carbone mondial.

Pourtant, elles sont très souvent mal gérées et les écosystèmes qui en dépendent sont dégradés : friches, forêts qui ont subi des coupes rases… Or un arbre en mauvais état ne peut plus stocker de carbone et même en libère.

Il est donc essentiel de créer et restaurer ces écosystèmes.

C’est en ce sens qu’Ecotree propose aux entreprises des solutions basés sur la Nature :

Les équipes identifiant sur le terrain des forêts où ils pourraient avoir un impact et les gèrent durablement, avec bien-sûr certaines règles :

  • Interdiction des coupes rases
  • Essences mixtes et adaptées au dérèglement climatique
  • Pas d’utilisation de produits chimiques
  • Projets locaux

L’essentiel de la contribution Ecotree concerne donc la séquestration permise par les arbres. Cependant, ces derniers permettent aussi l’évitement d’émission GES : en grandissant, ils stockent de plus en plus de carbone : ils sont alors prélevés pour en faire des meubles en bois qui eux même stockent du carbone.

La séquestration de carbone dans une forêt n’est pas linéaire. Source : Ecotree

Lors de la plantation d’une forêt, Ecotree veille à faire de l’irrégularisation : certains arbres sont coupés pour permettre à d’autres de recevoir la lumière et de mieux se développer.

Ainsi, petit à petit, la forêt s’uniformise en futaie irrégulière et on voit apparaître un couvert continue : les tonnes de CO2éq stockées deviennent à peu près lisses, et c’est sur cette base que sont calculés les crédits carbone délivrés par la forêt.

Les méthodologies suivies sont basées sur des référentiels internationaux : le Label Bas carbone ne couvrant pas encore la sylviculture irrégulière, la méthodologie est vérifiée par Bureau Véritas, un organisme tiers indépendant qui assure la véracité des mesures. Tous les 5 ans, des audits ont lieu afin de relever la biomasse sur le terrain, et ainsi s’assurer que l’arbre séquestre correctement compte tenu de sa taille.

B. Focus Agriculture par Basile Millet

D’autre part, l’agriculture a elle aussi un potentiel de séquestration très important, mais représente aujourd’hui 19% des émissions de gaz à effet de serre (principalement le méthane et le protoxyde d’azote) en France.

Les émissions de carbone agricole. Terraterre

C’est en ce sens que TerraTerre, acteur de la contribution carbone agricole, a pour objectif de mettre en relation les contributeurs (entreprises, collectivités…) avec les agriculteurs qui mettent en place des pratiques bas carbone et régénératrices.

👉 L’initiative 4 pour 1000 : SI on augmente 0,4% la teneur en carbone dans les sols chaque année  ; ALORS, on stopperait l’augmentation de la concentration de carbone dans l’atmosphère.

Le stockage du carbone dans les sols

Ainsi, pour pouvoir réduire et stocker les émissions carbone, il existe une multitude de leviers pouvant être mis en place selon l’exploitation et le terroir : rotation des cultures, couverture du sol, plantation de haies, réduction des labours…

De cette manière, lorsqu’un.e agriculteur.rice veut valoriser ses pratiques bas carbone sur l’exploitation, il s’engage sur 5 ans avec le Label Bas Carbone. Ce dernier regarde alors ses postes d’émission et ses leviers d’action (et donc les potentiels crédits carbone).

le Label Bas Carbone sur 5 ans. TerraTerre

Le Label Bas Carbone apporte des méthodes différentes pour chaque type d’agriculture : élevage bovin, grande culture, verger… D’autres méthodes sont en cours de dépôt, comme la vigne et le maraîchage.

L’agriculteur.rice y gagne donc :

  • Une baisse des coûts (-4% en moyenne) : Réduction de ses achats d’intrants, Réduction de sa consommation d’énergie fossile, Optimisation de l’exploitation
  • Une hausse des revenus : Hausse des rendements (de 4 à 7% en moyenne), Vente de crédits carbone (32€/tCO2e minimum), Valorisation des services rendus
  • Une meilleure résilience climatique : meilleure fertilité des sols,  Réduction de l'érosion, baisse de l’utilisation d’énergies fossiles, meilleure implantation des cultures

TerraTerre représente aujourd’hui un maillage de plus de 1500 fermes en France, ce qui nous permet de proposer des projets locaux aux entreprises. Nous avons imaginé et créé une plateforme permettant aux contributeurs de suivre l’évolution des projets soutenus.

Financer un projet de contribution carbone agricole est facilement mesurable, et c’est agir pour le climat, pour la biodiversité et pour l’agriculture française.

Offre de contribution carbone agricole TerraTerre

3. Au-delà du carbone : qu’est-ce qu’un crédit de haute qualité ? ✅

Au delà de la séquestration carbone, l’idée est de réfléchir au co-bénèfices que la contribution carbone implique :

  • environnementaux : filtration de l’eau, protection de la biodiversité, meilleure résilience aux aléas climatiques…
  • Sociétal : valorisation des filières

Les co-bénéfices sont inhérents aux projets de contribution carbone, mais différents selon leur typologie.

Dans la forêt, on retrouve :

Contribution carbone forestière : les co-bénéfices

Et en agriculture :

Contribution carbone agricole : les co-bénéfices

Cependant, qu’elle soit agricole ou forestière, la contribution carbone est nécessaire. Il est important de prendre conscience que chaque entreprise, chaque collectivité dépend des services écosystèmiques (la pollinisation nous permet de manger ; la bonne qualité des sols absorbe l’eau et évite les inondations…) : la contribution est un moyen de pérenniser son entreprise, et de faire sa part dans l’effort mondial nécessaire.

4. Comment passer à l’action ?💪

Pour aller plus loin, retrouvez ICI le guide des bonnes pratiques de l’ADEME.

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